Par-delà bien et mal

03 octobre 2019

N'Attends

C'est certain, tu es à quelqu'un d'autre.
Tu es parti en Amérique du Sud avec elle et cela devait être formidable;
Elle a l'air jolie, je ne t'ai jamais vu avec une femme te comporter de cette manière. 

L'été disparaît peu à peu, la fraîcheur reprend ses droits, 
L'air sent le froid, il emplit mes poumons;
La dernière fois que nous nous étions vu, j'avais trouvé des affaires de femmes chez toi,
Cela m'avait brisé le coeur.

Cela fait quoi, 2 ans? 2 ans et demie peut-être.
Alors pourquoi est-ce que je pense encore à toi?
Pas de manière obessionnelle, juste, de temps en temps,
Voir si tu vas bien, voir qui est cette brune, que tu as choisit.
Rien de malsain, juste pour me souvenir;
Je me souviens de tout

J'ai remarqué que tu suivais mon travail de près;
Tu te renseignes sur mes peintures et mes voyages; Pourquoi?
Sans doute, toi-même, tu ne le sais pas;

J'étais amoureuse de toi,
Peut-être le suis-je encore;
Tes cheveux sont longs, tu as laissé ta moustache pousser;
Est-ce qu'on aurait pu construire quelque chose ensemble?

Tu es venu me voir à Berlin; je t'ai rejeté.
Quelque part j'avais l'impression de ne pas te mériter;
Parfois il est plus simple de rejeter celui qui nous intimide;
Au dépend de soi;

Je décore cet espace; quel projet incroyable;
Nathan;
Tu portes le nom de ma croix;
J'avais déjà écrit ton nom, plusieurs années auparavent;

 

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19 avril 2017

Au milieu de la mêlée, disparaître ici

Ca y est, j'ai disparu.

J'ai décidé de m'en aller.
Couper tout contact.
Couper court, couper les veines de l'espoir.

Parfois, il s'agit de prendre sa veste sur l'épaule et décider, un matin, de s'en aller, de disparaître, ici.
Oublier la colère et la peine, oublier le passé, l'effacer, temporairement,

Pour laisser place à l'avenir, avenir rêvé, espéré, 
Oublier ton regard, ton sourire,
Nos serments et nos promesses biaisés
Mains sur l'aorte, têtes droites, dos droits, 
Serments d'infini, serments du passé
Eteindre le coeur, le sang bouillit dans le corps,
La chaleur des êtres qui ne sera plus qu'un spectre
Parmi tant d'autres...
Qu'une toile de Munch dans laquelle l'on se projettait...
Disparaître, disparaître de toi....

L'horizon de nos amours, glacé 
Endormir nos sentiments bafoués
Bientôt l'été, l'hiver essouflé de nos tristesses...
Nos maladresses, nous ne pourons pas dire
Que nous n'avons pas essayé.

J'ai décidé de m'en aller
Laisser le destin faire son travail
Nous oublier, nous laisser, à nouveau, rêver
Laisser un autre soleil nous réveiller
Laisser un autre soleil nous regarder
Accepter, à nouveau, la beauté, 
De nouvelles banalités...

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11 avril 2017

Je ne sais pas qui tu as le plus trahit en prenant cette décision.

Peut-être qu'au fond c'est ta vie que tu as blessé en plus de la mienne.

Posté par ellevk à 18:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Je décide de mettre ma tête en pause, je regarde l'horizon, perchée dans ma coline, et je pense à toi, ou non, ou je ne sais pas. Je chante des vers qui parlent de toi, en tous cas pour moi. J'associe mon projet à ta disparition, je ne sais plus si je suis ou pas, parfois les relations sont malades. J'espère secrètement que tu débarqueras le long de chez moi et tu me diras, bébé je suis là ça y est. Mais il n'y a personne dans la rue et de toute façon c'est un fantasme actuellement. 

Le temps est mon meilleur allié mais je ne sais pas si je veux te laisser partir.

La chaleur du soleil ne me fait plus penser à tes caresses. Ton sourire est pourtant là lorsque je ferme les yeux.

J'écris, je gratte, je dessine, j'aimerai que mon estomac tordu sous le coup de mes pensées se relaxe, me laisse en paix, se déconnecte de mon cerveau. Et j'ai du mal à manger.

Je prends de la drogue, je crois que ça ira, je rigole, et puis je parle de toi. Et puis j'oublie, et je rigole encore, et je m'endors, et je me lève, et il fait beau, et je me mets à poil au soleil.

Ma tête me dit de te dire adieu et mon coeur ne s'en va pas, il est incapable d'accepter cette fin tragique. 

Je me demande si lorsque tu te branles tu penses à moi. 

Je sais que tu penses à moi.

Tu sais que je pense à toi.

Alors viens vite.

 

 

Posté par ellevk à 18:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 avril 2017

Lorsque j'ai pu enfin accepter l'inacceptable, j'ai été prise d'un soudain soulagement. Mon coeur et mes poumons s'étaient libérés du poids de notre accord, ainsi que de l'idée d'un avenir si pesant et difficile. Finalement, qu'il tombe progressivement amoureux de cette fille me semblait la solution la plus simple et surtout la plus raisonnable: un mariage arrangé certes, mais entre deux personnes biens. Il a un grand coeur, elle a probablement des qualités hors-paires je n'en doute pas. Elle a des papiers à lui offrir, et lui une sécurité. Et de l'amour, c'est ce que j'ai espéré.

J'ai promis que j'allais faire quelque chose et je le ferai: passer le voir une dernière fois.

Je ne peux pas continuer à ressentir cette souffrance au fond de moi. Il faut que je lache prise. Ce qui doit arriver arrivera et je ne pourrai rien faire contre ça. Et tant mieux.

Parfois j'aimerai le secouer et lui dire: c'est ce dont tu as toujours rêver, une vie tranquille, une femme qui t'attend, de beaux enfants. Une vie paisible. La vie t'ouvre les bras, tu as enfin une solution à tous tes problèmes. Une solution pour partir, une fille intéressante, un bel avenir en prespective, des enfants, du travail en Suisse. Tout, absolument tout.

Moi, je n'ai rien à t'offrir. Mon amour, une vie compliqué, des problèmes du côté de ma famille. Pour l'instant du moins. Bien-sûr, je ne doute pas que cette pucelle qui a envie de se marrier rapidement pour rester dans la tradition soit le meilleur parti intellectuel. Mais disons que concretèment pour l'instant mon amour je n'ai rien à te proposer de mieux.

Une sacrée pagaille.

 

Posté par ellevk à 15:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]